Interview croisée de Lionel CANESI et Jean-Luc FLABEAU

Vous êtes les têtes de liste ECF pour les prochaines élections CSOEC. Quelle est votre priorité ?

Tout d’abord, il ne s’agit pas de l’élection de deux personnes, mais de toute une équipe. Nous sommes quarante-sept hommes et femmes déterminés à porter un projet global pour la profession. Nous avons rassemblé des talents issus de tous les territoires en mélangeant des candidatures d’expérience et le renouvellement nécessaire.

Notre projet est celui d’experts-comptables en activité et de chefs d’entreprise ayant une vision ambitieuse de l’utilité et de la légitimité des experts-comptables au service de l’économie de notre pays. Nous voulons mettre en place les bases de l’indépendance numérique de la profession, ne rien s’interdire pour assurer l’avenir numérique des experts-comptables, que ce soit au niveau des outils ou de l’utilisation des datas.

Vous parlez régulièrement de la lutte contre la pénurie de collaborateurs dans les cabinets. Concrètement, que faut-il faire ?

Il s’agit de notre deuxième projet. Nous souhaitons créer une école de la profession qui doit avoir deux priorités : attirer les jeunes talents, et l’accompagnement au changement pour nos collaborateurs actuels avec l’arrivée du numérique. C’est possible, regardez l’initiative du CROEC Paris ! Nous comptons nous appuyer sur les initiatives développées par les CROEC moteurs de la profession : le CROEC Paris, PACA, Rhône-Alpes ou encore le CROEC Hauts-de-France. Notre défi est de former le capital humain indispensable à la croissance de nos cabinets et à l’accompagnement de nos clients.

Parlez-nous de votre slogan : « Fier d’être expert-comptable ». Pourquoi l’avoir choisi ?

Nous sommes persuadés qu’être à l’Ordre, ce n’est pas « être aux ordres ». Il est grand temps que notre profession sorte de l’anonymat. Si nous voulons attirer les jeunes talents, il nous faut valoriser toutes les facettes des missions que notre profession propose. Nous voulons tordre le cou aux idées reçues et aux clichés. Notre profession est moderne, utile et, surtout, elle est au cœur de l’économie. Nous devons devenir incontournables. C’est pour cela que l’expert-comptable doit être respecté, consulté et écouté par ses partenaires, à commencer par les pouvoirs publics. Imaginer une loi nouvelle sans associer à son écriture un expert-comptable est une erreur, et à bien des égards une faute. Légiférer sans faire appel au témoignage de terrain de l’expert-comptable, c’est se priver d’une analyse nourrie d’expériences concrètes et d’un regard précieux, parce que lucide et documenté. Il faut que nous soyons fiers d’être experts-comptables !