Chère consoeur, cher confrère,

La liste ECF que j’ai eu l’honneur de conduire en 2016 s’était engagée sur une promesse simple : « plus d’actions et moins de cotisations ».

Durant ces quatre années, vos élu·e·s se sont mobilisé·e·s autour de cet objectif avec la création de nombreux nouveaux services :

– Création de Bbusi.fr, la plateforme de partage de missions entre experts-comptables qui réunit plus de deux mille trois cents consœurs et confrères avec cinq cents missions partagées ;

– Création de Bbigger.fr pour disposer d’un site recensant les cabinets désireux de recruter des alternants et des jeunes diplômés (quatre cent cinquante cabinets à ce jour), outil indispensable pour assurer votre visibilité dans les écoles et facultés ;

– Création de PON, la plateforme des outils numériques, pour recenser le foisonnement des solutions du marché, les évaluer et choisir plus rapidement celle qui convient le mieux à votre cabinet ;

– Création d’Innest, le premier incubateur de la profession pour sélectionner et accompagner les meilleures start-up de l’AccounTech vers l’écosystème du chiffre au profit de nos cabinets ;

– Refonte du site « CapSurLaPerformance.fr », qui offrait la possibilité de construire son manuel cabinet et qui propose désormais un manuel RGPD, des lettres de mission automatisées, la DUERP, un diagnostic de conformité, un diagnostic de performance, un décodeur des normes, etc ;

– Création d’Espace Pro, l’extranet professionnel qui devient votre plateforme personnalisée pour faciliter vos échanges avec l’Ordre (attestations de formation centralisées, informations du tableau, suivi des stagiaires…) sur espace-pro.oec-paris.fr.

L’Ordre d’Ile-de-France s’est également fortement mobilisé durant la première période de confinement et renouvelle cette opération avec la deuxième vague. Pour vous accompagner dans le maquis des aides et des FAQ, vous apporter soutien et ressources, nous avons organisé de nombreux webinaires, publié la base d’information AppelleUnExpert.fr, répondu par mail à vos questions…

Des réformes régaliennes ont également été entreprises avec la multiplication par quatre des audiences de la commission de résolution des litiges pour plus de rapidité de traitement, du tableau pour des inscriptions accélérées et la réforme complète du contrôle qualité pour passer d’un contrôle de l’application des normes à un véritable accompagnement vers plus de qualité, comme le prévoyait à son origine l’article 401 de notre Règlement.

Durant ces quatre années, nous avons également investi dans la rénovation complète et l’agrandissement de notre immeuble du 50, rue de Londres. Désormais, notre profession dispose d’un siège prestigieux, à la hauteur de notre image, pouvant vous accueillir pour vos formations et celles de vos stagiaires.

La mise en place d’un suivi budgétaire rigoureux et l’attention portée aux dépenses inutiles nous ont également permis de baisser les cotisations des six mille experts-comptables franciliens de 100 € par an sur la mandature (soit 13 % de baisse en quatre ans). Sur les 648 € de cotisations pour une personne physique encaissés par l’Ordre régional, 647 € sont reversés au Conseil supérieur. Notre région est désormais celle proposant la cotisation la plus faible de notre territoire.

Si nous entendons poursuivre cette politique de plus d’actions pour moins de cotisations, il nous semble que nous sommes aujourd’hui face à des choix déterminants pour notre avenir. L’enjeu de ces élections, c’est moins de contraintes pour plus d’opportunités !

Pendant que nous réformions le contrôle qualité pour mieux armer les cabinets face aux enjeux de demain, le Conseil supérieur proposait également sa réforme. Considérant que le contrôle qualité doit « répondre aux besoins de l’Ordre » (et non à celui des confrères), le Conseil supérieur impose de faire remplir « systématiquement par le contrôleur qualité » un questionnaire fiscal car « la qualité des [missions fiscales] doit être d’autant plus appréhendée qu’elles permettent de sécuriser la base fiscale de l’économie ». Pour eux, l’expert-comptable travaille pour la DGFiP et pour l’Ordre !

Ainsi, et malgré nos cinq années d’études, nos trois ans de stage, notre expérience et notre responsabilité professionnelle, le contrôle qualité doit vérifier si le détail du calcul des amortissements et des provisions figure au dossier, si nous savons faire une cohérence de CA et si nous savons remplir une 2058 ! Quelle méconnaissance de notre profession, dont le principal problème est bien plus la surqualité que le manquement aux obligations fiscales de nos clients ! Quelle défiance !

Quelle défiance encore lorsqu’il s’agit d’élaborer une usine à gaz pour les contrôles portant sur le respect des procédures de la LAB, consistant à recruter au Conseil supérieur permanents et contrôleurs pour un coût de 2 millions d’euros par an, sans même étudier l’hypothèse d’une solution technologique plus efficace, plus utile et moins contraignante !

À l’heure où toute notre énergie doit être focalisée sur un seul objectif, l’adaptation de nos cabinets au tsunami numérique qui approche, certains pensent qu’il faut ajouter des contrôles et des contraintes. Il faut être aveugle pour ne pas voir que le relèvement des seuils en matière d’audit est la conséquence directe de cette surtransposition de règles élaborées par les grands cabinets et appliquées par des indépendants à des petits dossiers… Les mêmes causes produiront les mêmes effets. L’inflation des contraintes et des contrôles renchérit et alourdit nos prestations : moins d’agilité, moins de souplesse et moins de temps pour écouter nos clients afin de répondre aux attentes de Bercy et de l’Ordre !

Alléger les contraintes et accompagner les cabinets à travers le contrôle qualité et des formations adaptées est du ressort de votre Conseil régional. Mobiliser la profession autour d’un grand projet d’exploitation de la data produite par nos cabinets pour lutter efficacement contre le risque de blanchiment, mieux conseiller nos clients grâce à un benchmark, sécuriser nos dossiers et détecter des opportunités de mission est du ressort du Conseil supérieur.

Cette ambition collective pour opérer demain un outil exploitant le FEC, jedeclare et jefacture ne peut être portée que par ceux qui en seront les premiers bénéficiaires : les libéraux et les indépendants.

Pour nous permettre demain d’être incontournables pour nos clients, pour dépasser notre monopole de droit par un monopole de fait, pour lutter contre les robots comptables et autres néo-banques, nous devons ensemble regrouper la data qui transite chez nous et l’exploiter dans l’intérêt de nos clients.

Voter ne vous prendra qu’une minute, mais nous permettra d’être présents au cours des quatre prochaines années pour réussir à transformer notre profession.

Pour conduire ces changements, Lionel Canesi et Jean-Luc Flabeau sont vos candidats au Conseil supérieur. Pour votre Conseil régional, j’ai à nouveau l’honneur de conduire la liste avec Virginie Roitman.

Nous avons besoin de votre mobilisation : chaque voix compte pour porter votre voix.

Je vous remercie de votre soutien et de votre vote.

Laurent BENOUDIZ
Candidat à la présidence
de l’Ordre des experts-comptables
Île-de-France

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