Moins de contraintes et plus de confiance !

 

Transformer les contraintes en opportunités : un enjeu essentiel à l’heure de la transition numérique où le temps des formulaires et des cases à cocher est révolu !

Plus de normes, plus d’obligations, plus de bureaucratie…
Le poids des contraintes qui pèsent sur les experts-comptables ne cesse de s’alourdir sous la pression de contrôles qualités tatillons et de la LAB. Deux idées fausses, portées par le Conseil supérieur, vont nous conduire à la catastrophe : il faut renforcer les contrôles qualités et en augmenter la fréquence (les contrôleurs doivent désormais contrôler la bonne tenue fiscale de nos dossiers !) ; et il faut durcir les contrôles LAB en créant un corps interne de super-contrôleurs.

L’expérience du relèvement des seuils dans l’audit aurait dû à tout le moins poser question… Comment nier que l’inflation des normes, des NEP, des obligations en tout genre a tellement renchéri le coût de l’audit (car « un audit est un audit », « non à l’audit dégradé », nous a-t-on martelé) que la réduction du coût pour les petites entreprises s’est transformée en suppression de l’auditeur ?

On le sait tous, le blanchiment n’est qu’exceptionnel chez les experts-comptables : ce sont les illégaux qui s’y emploient ! Tant qu’à contrôler, avec 2 millions d’euros de budget annuel, autant contrôler là où le blanchiment se fait…

Le retour aux sources du contrôle qualité
À l’Ordre de Paris, nous n’avons pas la main sur la LAB : elle est du ressort exclusif du CSO. Nous avons par contre toute latitude en matière de contrôle qualité. Nous avons décidé de redonner au contrôle qualité ses objectifs initiaux : améliorer la perception de la qualité des prestations offertes, contribuer à la bonne organisation des cabinets, harmoniser les comportements professionnels et ne pas nous limiter au seul objectif d’apprécier l’application des règles et des normes. Cette réforme nous a conduits à remplacer un tiers des contrôleurs, à concevoir des outils adaptés (www.capsurlaperformance.fr) et à former tous les contrôleurs qualités au sein de la Performance Academy (https://www.performance-academy.fr/).

Exploiter la data produite par la profession !
En matière de LAB, le projet que nous lancerons consistera à proposer un outil d’analyse en ligne accessible gratuitement par les experts-comptables. Nous disposerons de la possibilité d’analyser 2,5 millions de FEC, ce qui, combiné à jedeclare et prochainement à jefacture, nous donnera une réelle capacité d’exploiter la data produite chaque jour par nos cabinets. Aucun cabinet ni aucun concurrent, qu’il s’agisse d’un éditeur ou d’un robot comptable, ne disposera d’une telle ressource, et les applications possibles n’ont pas d’autre limite que notre imagination : préanalyse des risques potentiels de blanchiment (LAB), analyse comparée des ratios de nos clients (performance), supervision externe du dossier (sécurité) et identification de potentielles missions (développement).

Plus de contrôles ou plus d’accompagnement, d’outils, de solutions ? À mon avis, la question est vite répondue !

> V.R.